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Philippe Bianconi : Rentrée symphonique au sommet (L'Est Républicain)

Philippe Bianconi joue avec pudeur, humilité et ne figure pas sur la liste des virtuoses rodomonts qui en rajoutent. Il est scrupuleux, lucide, respectueux des portées et de leurs indications, et il est n'est surtout pas l'exhibitionniste de la redoutable cadence du premier mouvement que contient naturellement le Concerto en sol de Ravel. Il traduit le second (Adagio) comme un long Lied serein - qui n'est pas sans rappeler le temps du règne de la fausse note dans les années 30 - et que Philippe Bianconi nous livre avec sobriété, émotion et sensibilité, ajustant le thème et son rythme selon l'équilibre requis. Enfin, il fit tourner le Rondo final sans son obsédante rythmique tout en glissant ses rag-time à l'opposite de Scott Joplin.

Belle ovation de l'orchestre et de son soliste.

Georges Masson