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2012, année Philippe Bianconi ? // Le Monde

2012. Année Debussy (1862-1918) ? Année Bianconi plutôt, tant le pianiste français réussit l'étonnant pari des Préludes.

La sonorité est pleine et ondoyante, musculeuse et déliée. Le toucher, précis à la manière sensuelle d'une calligraphie, est puissamment coloré à la flamme du pigment. Philippe Bianconi révèle enfin de manière éclatante la vraie nature du poète (plus baudelairien que mallarméen) qui sommeille depuis toujours dans son piano élégant et sans esbrouffe. Chacune de ces pages maintes fois parcourues (on pense à Marcelle Meyer, à Arturo Benedetti Michelangeli) trouve ici une résonance inédite, puissante et raffinée à la fois.

Il faut désormais compter sans réserve avec Bianconi et son piano fait de l'étoffe des songes.
Le Monde (4 septembre 2012), Marie-Aude Roux